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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 21:40

Jusqu'à présent, j'ai parlé de mon allaitement à ma façon. J'ai écrit les souvenirs que j'avais. Mes écrits n'engageaient que moi. Mais vous l'aurez compris (ou pas, mais dans ce cas là, faut retourner voir par ), Monsieur Ours a joué un grand rôle. Et il a des choses à dire (le bougre). Alors le temps d'un article, je lui laisse carte blanche pour parler !

  

  

Il est 5 heures du matin et mon réveil sonne, comme tous les matins. On est samedi.

Un peu dur de se lever, j’ai veillé jusqu’à 1h hier soir pour faire tous les papiers de ma chère et tendre pendant qu’elle était en boite avec ses copines. Elle travaille dur, il faut bien la soutenir.

Je profite donc du calme matinal pour étendre la lessive que j’avais mise hier soir et repasser les 17 petites robes que ma douce mettra cette semaine. Elle est coquette, mais c’est pour moi, il faut bien la soutenir.

A 6h30, un cri fait trembler la maison : « BIBERON ! ». Mon Lutin-chou se réveille. Je l’installe sur le canapé, avec son biberon tout chaud : « Voilà mon ange ». « TROTRO ! ». Il est exigent, mais c’est un enfant, c’est normal, il faut bien le soutenir.

Pendant qu’il regarde Trotro, je passe le balai (j’ai tenté l’aspirateur une fois, il m’a filé un coup de pied dans le tibia en disant que je faisais trop de bruit), je fais la vaisselle (trop de bruit le lave-vaisselle) et plie les chaussettes de toute la famille.

Vers 11h30, je reviens des courses et monte amoureusement le petit déjeuner de ma douce : « T’as oublié mon thé, le plouc ! ». Je m’exécute. « Et mon article de blog alors ? J’ai la flemme, fais-le ! »

« Bien sûr mon rayon de soleil, de quel sujet veux-tu que je parle ?
-          A ton avis, tocard ? T'as pas lu que je parlais d'allaitement ?
-          J’y cours petite fleur des neiges
-          Et pas de faute d’orthographe hein ! »

15h30, le Lutin est à la sieste, j’ai enfin un peu de temps pour moi. Je vais pouvoir faire l’article du blog. Mais bon, l’allaitement… Je suis un mec moi, un vrai, macho et tout. Alors je vais vous parler Football !

(On me signale dans l’oreillette que 25 lecteurs viennent de quitter la page…)

Football et arbitrage même. Ne trouvez-vous pas affligeant le traitement réservé aux arbitres par les médias et les footbEFM/%OI§¨µ#

Aïe.

Un taquet bien placé derrière le crâne vient de me faire perdre 3 dents sur le clavier : « Oh mon oiseau des îles, tu es déjà réveillée ? ».

Je ressens soudain une furieuse envie de vous parler d’allaitement.

Note : s’il manque des F, des G ou des H, c’est parce que j’ai maladroitement cassé les touches, désolé. Mais par un petit bricolage astucieux, je les ai remplacées par mes dents tombées, qui ne me servaient pas beaucoup de toutes façons, j’espère que ça va aller.

(On m’informe de la perte de 18 lecteurs supplémentaires, je pense qu’il est temps de mettre fin à cette introduction)

L’allaitement, en quoi est-ce aussi une affaire d’homme ? Et bien il parait que j’en parlais déjà avant même de penser à concevoir le lutin. J’avais oublié.

Non pas que je sois un pro-allaitement. Je préfère 100 fois voir un parent serein donner un biberon avec amour, qu’une femme mal dans sa peau allaitant. Mais dans l’idéal, l’allaitement me parait le plus naturel.

Je ne vais pas faire une revue complète de l’allaitement ça serait trop long et j’ai déjà suffisamment perdu de lecteurs (désolé mon papillon tropical). Mais peut-être pourrions-nous parler un peu des peurs que cela engendre, chez les hommes comme chez les femmes.

Peur d’homme : Je n’aurai rien à faire avec mon enfant si je ne peux pas le nourrir.

On entend tellement qu’un enfant, avant un an ça ne fait que dormir, pleurer et manger, qu’on finit par y croire.

J’ai moi-même été surpris de voir que dans ses premières heures de vie, le Lutin savait déjà éternuer et bailler ! Quel génie, mon fils…

Cela a déjà été évoqué sur ce blog, mais le père peut largement participer à l’allaitement. Câlins, contemplation (citez-moi UN truc plus beau que ça ?), assistance technique (pour les plus récalcitrants imaginez-vous dans un paddock de F1, votre poulain est en tête de la course et c’est le dernier ravitaillement, sa victoire finale dépend de la qualité que vous pourrez apporter à son arrêt aux stands).

Et puis il y a le change, les siestes, les câlins, les promenades, etc. Et être là pour écouter son enfant quand il a besoin de s’exprimer. Peut-être que mon hôte bloguesque y reviendra dans un prochain article, mais un bébé n’a que les pleurs pour s’exprimer, et beaucoup de choses à raconter. Si vous arrivez à l’écouter, juste l’écouter, c’est déjà énorme.

Peur de femme : Je n’y arriverai jamais, ma mère / Grand-Mère / Vieille Tante Ursulle n’a jamais pu.

Ça, on l’a entendu. Jamais mon fils n’aurait dû pouvoir être allaité. C’est parfois compliqué, long, pénible, fatigant, douloureux… Mais c’est quand même possible.

Je ne suis pas un pro, je n’y connais rien, mais si on m’avait donné un œuf chaque fois que quelqu’un nous a dit que ça ne marcherait pas, je pourrais concourir pour le record du monde de la plus grande omelette. Si l’on écoute les expériences infructueuses d’allaitement des voisines, des copines, des copines des voisines, des voisines des copines, on n’essaierait même pas tellement c’est peine perdue.

Quand j’entends ces expériences malheureuses, j’ai surtout l’impression que ces femmes (ou couples, ou familles en fait) n’ont pas reçu le soutient adéquat. On entend tout et son contraire. Ce qui a permis que cela fonctionne pour nous, c’est :

-          Qu’on a pris ce qui nous semblait en accord avec notre vision de l’allaitement (par exemple amener l’enfant à ouvrir la bouche par mimétisme puis le placer sur le sein, plutôt que lui saisir le crâne et lui boucher le nez pour le forcer à avaler le mamelon… Et encore, là c’est soft).

-          Qu’on a écouté des personnes de confiance, ou qui nous inspiraient confiance.

-          Que même venant des personnes de confiance, on s’est aussi détachés de ces conseils selon le ressenti de la maman (« Avec les bouts de sein, ça marchera jamais ! »  « Oui mais sans non plus… »).

Derrière la peur de femme telle que formulée ci-dessus, se cache aussi toute la problématique psychologique de l’héritage familial. La grossesse, puis la naissance provoquent tellement d’émotions et de bouleversements, que c’est peut-être un bon moment pour oublier cet héritage et s’en construire un nouveau.

Et puis après, si malgré la motivation ça ne fonctionne pas… Et bien ce n’est pas très grave non plus. Il existe de bons biberons, de bons laits, et l’important est surtout d’entourer l’enfant de tout l’amour que l’on peut lui porter.

Alors on peut se détendre, se relaxer, fumer un joint… euh non ! Surtout pas en fait, ne fumez pas ! Mais détendez-vous quoi.

 

Peur de femme : Mes seins vont perdre de leur sensualité aux yeux de mon homme.

Mesdames… Soyons sérieux 5 minutes. On est des hommes ! On est programmés génétiquement pour avoir de la bave aux lèvres dès que l’on aperçoit un bout de poitrine. Quelles que soient leurs tailles, leurs formes, leurs couleurs, si l’on en voit ou que l’on en devine, une seule réaction possible :

loup the mask

Bon c’est sûr, que l’on sera un peu gênés à l’idée d’approcher notre bouche de cet endroit pendant la durée de l’allaitement. On laisse notre place à notre enfant, mais il a intérêt à bien comprendre que c’est temporaire. Hein gamin ? Capiche ?

Puis les crevasses et tout ça, vous aussi serez gênées. Mais ça ne durera pas, un nouveau soutient-gorge, un décolleté et…

Loup-tex-avery.gif

Pas besoin de faire d’étude scientifique très sérieuse pour savoir que la mémoire d’un homme devant une poitrine passe sous le niveau de celle d’un poisson rouge.

 

Peur d’homme : Si ma femme fait déjà la cuisine pour mon enfant, elle ne voudra plus la faire pour moi.

T’as de l’eau ? T’as une casserole ? Et ben fais-toi des pâtes.

Derrière cette formulation, se cache plutôt la peur de voir sa femme trop consacrée à son enfant. C’est normal que pour le moment ce soit sa priorité.

On pourrait faire des beaux discours sur le rôle du père, la construction d’une vie à 3 dans le triangle affectif, et tout le blabla pour motiver les hommes à participer et à se créer leur propre place, en gardant toute l’affection de leur compagne.

Mais nous, les hommes, on a besoin de logique simple, de discours concis (et si on pouvait avoir la manette de la Xbox et une bière avec ça serait sympa, merci).

L’objectif est de re-séduire la femme, reconquérir son cœur pour reconquérir son lit. Mais attention ! Les règles ont changé : ton pot de gel dans les cheveux, ton petit pas de danse sur le Mia, un whisky à la main et tes abdos tablettes de chocolat (de toutes façons, tu les as perdus pendant sa grossesse, t’as vu ?) ne fonctionneront plus.


Voici la nouvelle hype, essaie tu verras, c’est facile :

·         20 points : Massage des pieds (les siens, pas les tiens gros nigaud).

·         20 points : Gestion de la logistique (courses, ménage, tous ces trucs que tu fais déjà de toutes façons, hein ?)

·         20 points : Compliments divers et variés. N’oublie pas de la valoriser en tant que femme.

·         50 points : Lui préparer des petits plats. Attention : ne dis pas que c’est pour que ton enfant soit bien nourri, il faut qu’elle sente que c’est aussi/surtout pour elle.

·         50 points : S’extasier sur la beauté de l’allaitement. Tout le corps de ce petit machin, chaque cellule, chaque globule, est issu du corps de sa maman.

·         100 points : Protection rapprochée contre les intrusions extérieures (genre le voisin qui connait les heures de tétée et qui vient pile poil à ce moment-là pour mater, ou la belle-mère qui dit que elle, elle ne tenait pas ses enfants comme ça, et qu’il ne devrait plus téter à cette heure-ci, qu’elle va lui donner de mauvaises habitudes, etc.)

·         100 points : Aller chercher le bébé qui pleure au milieu de la nuit, et le ramener à sa maman qui pourra l’allaiter dans son lit, sans se lever.

·         100 points : Emmener l’enfant en promenade pour que sa maman puisse se reposer, se consacrer à elle (pense à bien lui faire remarquer, juste pour être sûr).

·         100 points : Proposer de tirer le lait pour pouvoir toi-même nourrir le bébé si la maman est trop fatiguée ou veut sortir.

Si tu as obtenu plus de 500 points, tes jauges de charisme, de bogossitude, d’homme indispensable seront au max !

Le côté papa parfait, c’est à la mode, même la maman de ton enfant n’y résistera pas ! Go !

 

Peur d’homme : Si je fais un article trop long, je vais me faire démonter par ma coccinelle des prés.

Oui ce n’est pas faux. D’ailleurs, on m’informe dans l’oreillette que tous les lecteurs sont partis… Sauf un(e).

Alors toi qui m’a lu jusqu’au bout, merci, du fond du cœur. Comme tu es intelligent (puisqu’encore là), tu as compris que c’était un peu romancé. En vrai, elle ne m’a cassé que deux dents. Je te laisse, je dois aller faire les carreaux et passer la serpillère.

 

Monsieur Ours

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 17:10

allaitement    A la clinique

 

Autant je me souviens très bien des jours à la clinique, autant ceux qui suivent sont plus flous.

 

Je me souviens que j'ai eu un peu de mal au début à m'y retrouver dans les tétées.

Ma belle soeur m'a conseillé de noter dans un petit carnet l'heure, le temps et quel sein donné. Et de faire ça sur plusieurs jours afin de voir si un rythme se mettait en place.

 

C'est simple comme système et ça m'a bien aidé à m'y retrouver et connaitre les besoins de mon Lutin.

 

On a pas eu besoin de continuer avec les compléments de laits. Finallement ça aura duré 2 jours. Mon lait semble bien suffir à mon tout petit.

 

Nous avions prévu d'aller à la PMI pour controler sa prise de poids, mais en cette fin de mois d'Août, les journées sont très chaudes, et je préfère éviter de mettre mon bébé dans une voiture qui s'apparenterait à une fournaise.

Il semble bien se remplir, remplit régulièrement ses couches. Ces éléments suffisent à me rassurer.

 

A force de noter dans mon petit carnet, on semble voir un rythme. Mais bon, c'est pas flagrant non plus. D'autant que Mon Lutin tète parfois 12 fois par jour. Toutes les 2 heures. Le jour ET la nuit. Dire que nous avons été un peu fatigué au début est faible. Très faible.

Il a prit finallement un rythme de croisière de 8-9 tétées par jours. Il se réveille pas mal la nuit, mais désormais, je n'ai plus mal à ma cicatrice et j'arrive à l'allaiter allongée. Ca me permet de bien me reposer aussi.

 

Vers 3 semaines de vie, les bébés connaissent un pic de croissance. Leur besoins alimentaires deveinnent plus important et pour les bébés allaités, ça se traduit par un besoin de téter plus important et plus fréquent.

C'est certe fatiguant, mais nécessaire au tout petit : téter plus fréquement va nous permettre d'avoir une plus grande quantité de lait, en adéquation avec ses besoins.

 

Cette phase dure 2-3 jours. Non prévenue, une maman pourra choisir d'arrêter son allaitement ou de le complèter.

Arrêter serait dommage, il faut se rassurer et se dire que c'est normal : bébé ne semble plus rassasié, mais c'est une étape. Notre corps va s'adapter à cette demande accrue, il faut juste lui laisser le temps.

Complèter est à mon avis à déconseiller car si on complète, notre enfant tètera moins et donc stimulera insuffisament notre production de lait.

 

Ce pic de croissance réapparait vers les 6 semaines de vie de notre Loulou (il y en a vers les 9 semaines aussi, puis les 3, 6 et 9 mois)

Si notre souhait est de continuer à allaiter, il ne faut pas se décourager et garder en tête que c'est tansitoire.

Si on envisage de seuvrer notre bébé ou de mettre en place un allaitement mixte (genre à l'approche de la reprise du boulot), on peut profiter de ce pic de croissance pour introduire les biberons.

 

C'est ce que j'ai fait lors du pic de croissance des 3 mois.  (ça sera l'objet d'un prochain article...)

 

 

 

Je me souviens d'une infirmière qui m'avait dit à la maternité que "même si l'allaitement peut être un peu dur à mettre en place, après c'est que du bonheur".

 

Sur le coup, j'avais eu du mal à la croire, faute aux mamelons en sang, à ma fatigue, à l'état de santé de mon Lutin.

 

Mais à peine 1 semaine après, j'ai constaté qu'elle avait raison !

 

J'adore ces moments calins avec mon fils, ses yeux dans les miens, ses petites mains qui me caressent... J'adore aussi ces moments avec Monsieurs Ours. Calé derrière moi ou à côté de moi, on vit pas mal de tétées à 3.

 

A ceux qui pensent qu'allaiter ne concerne que la maman et exclut le père, sachez que non, ça n'exclut pas le père. Il y a plein de moments à partager avec son bébé (avec ou sans la maman)

 

 

Voici nos façons de faire lors de l'allaitement:

Monsieur Ours assit dans mon dos :

* version "on profite à 3": je me cale contre lui entre ses jambes et il peut soutenir un peu le Lutin (ou au moins m'aider). Il est dans le champ de vision (certe encore flou) de son bébé et donc profiter des échanges de regards intenses.

*version "JE profite" : il se recule un peu de mon dos et peut librement me masser les épaules, et le dos (il n'y a plus d'échange de regards avec son fils, mais ma nuque est très belle, ça compense !)

 

Monsieur ours assis à côté de moi : (pas de version égoiste) il peut caliner son tout petit, profiter de son regard aussi en fonction du côté où Le Lutin téte...

 

Monsieur Ours faisait aussi faire son rot à son fils, lui changeait sa couche (certains voient ça comme une corvée, mais le change peut être aussi un super moment d'échange, de calins, de massage...), lui donner le bain, allait se promener. Ou aussi faisait la sieste avec son tout petit.

 

 

 

Et chez vous, comment le papa vivait l'allaitement ?

 

***Edit***     Le mot du Papa.

 

Monsieur Ours est passé par là :

 

Tu oublies aussi la version où je profite visuellement de la beauté offerte par le spectacle d'une mère allaitant son enfant.
C'est quand même magnifique d'imaginer que tout ce dont mon fils a besoin comme apport pour grandir et se renforcer, provient du corps même de sa maman.

C'est une image que je garderai toujours en mémoire.    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 20:01

allaitement La veille, J5

 

La nuit s'est bien passée. Le Lutin a plus dormi.

 

On est réveillé toujours aussi tôt par les infirmières, mais ce matin, ce n'est pas pareil : on ne va pas essayer de se rendormir.

 

On est trop excité pour ça. Ce matin, c'est notre dernier matin à la clinique. On rentre à la maison !

 

Même si mon séjour ne m'a pas semblé serein et aussi bien encadré que ce que j'attendais, j'ai une petite boule à l'idée de nous retrouver tous les 3 chez nous. Serons nous à la hauteur, saurons nous prendre soin de ce petit bout d'homme ? (En fait je n'ai pas de doute concernant Monsieur Ours, mais me concernant...)

 

Et puis il nous manque des petites choses de dernières minutes tels que le tire lait, les bouts de seins, le serum phy...

 

Monsieur Ours est serein.

 

Il répartit les tâches : il fait tout, je fais rien.

OK, ça me va.

 

Après le bain du Lutin, hop il file à la pharmacie. Entre 2 tétées, j'attends qu'on vienne m'enlever les agraffes de ma césarienne. La cicatrice va bien, on me fait une ordonnance pour les soins. Ha ben c'est dommage, Monsieur Ours va devoir y retourner.

 

A son retour, les quelques bagages sont terminés. Il va quand même falloir pas moins de 3 allers/retour à la voiture pour tout charger (oui, je ne suis restée que 5 jours mais j'ai accumulé un bazar dingue : au moins je n'ai pas changé la dessus. Ca aurait pourtant fait plaisir à Monsieur Ours...).

 

Pour faire les papiers de sortie, il a fallu pas moins de... pfff 45min.

 

Mais ça y est, on est en voiture, Lutin dans sa nacelle.

 

Tout va bien, on est serein, Bébé dort pendant le voyage. La famille parfaite des jeunes parents qui nagent dans le bonheur et sont confiants, c'est nous !!

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, à quelques détails près.

On n'est pas si serein rapport au Lutin qui hurle à l'arrière. On ne peut pas s'arrêter, on est sur autoroute. Donc les 18min de trajets ont mis nos nerfs à rude épreuve.

Le retour commence bien...

 

A peine arrivé, je me précipite pour rassurer mon tout petit. On fait un long calin qui semble l'apaiser.

Pendant ce temps, Monsieur Ours stérilise les bouts de sein achetés ce matin (j'ai toujours les mamelons en sang).

 

Un petit coup d'oeil autour de lui, et Le Lutin s'endort. Il doit se sentir bien. La tétée attendra.

 

On souffle un peu. On est heureux et on ne réalise pas encore que ça y est, on est tous les 3, chez nous. Notre petit amour lové contre moi.

 

Le reste de la journée se passe tranquillement, on n'a rien fait d'autre que des siestes, aux rythmes d'un petit être qui semble bien téter désormais.

 

La nuit arrive, on décide de mettre le Lutin dans la nacelle de sa poussette à côté de nous dans notre chambre. Ca sera plus pratique pour l'entendre et l'allaiter.

 

 

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 22:05

allaitement La veille, J4

 

Nous avons passé notre première nuit à 3.

Monsieur Ours est resté avec nous. Ca m'a permis de mieux me reposer puisque c'est lui qui prenait Le Lutin et essayait de le calmer si il pleurait.

 

Concernant l'allaitement, on a continué à alterner les tètées aux seins suivi du complément de lait artificiel avec la seringue.

Je n'ai pas tiré mon lait, Isabelle m'ayant conseillé de ne pas le faire la nuit afin de me reposer.

 

Le pédiatre est passé pour faire la visite. Ce n'était pas le même que la première fois, il était beaucoup plus gentil, expliquant ses gestes...

Il a regardé le frein de langue de notre bébé et a confirmé qu'il était très (trop) développé. Du coup, sa langue est plaquée en bas de la bouche, il ne peut pas la tirer et la sortir de la bouche. Ca l'empêche de tirer la langue pour former la goutière lorsqu'il tète.

Plus tard ça lui posera soucis pour la prononciation de certains sons et ça risque de l'handicaper pour le développement du langage.

Il nous propose de le couper maintenant. Pour le moment ce frein de langue n'est pas inervé, c'est juste un bout de peau. Mais il deviendra plus épais et plus sensible au fur et à mesure que Le Lutin grandira.

 

On accepte qu'il lui coupe.

Il nous demande de ne pas regarder parce que ça peut être impressionnant. En 2 secondes, c'est fait. Le Lutin n'a pas pleuré. Il fait une drole de tête d'ailleurs, il doit sentir les choses différement dans la bouche maintenant ! On dirait qu'il joue avec sa langue. C'est rigolo !

 

Pour la tètée suivante, je ne sais pas la quantité de lait que mon bébé a bu au sein, mais il a pris 45ml de lait artificiel. Je ne me rendais pas compte de ce que ça représentait. Sachant que les nourrettes font 90ml, j'ai pensé que c'était pas mal...

 

Mais mon Lutin qui jusque là se réveillait toutes les 2h, est resté les yeux clos pendant 4h. Et même après il était très somnolant. Ca m'a inquièté, mais Isabelle et le pédiatre, en entendant les quantités bues, m'ont dit que c'était normal : mon bébé était repu. Chose qui n'avait pas du lui arriver depuis sa naissance.

 

Lors de mes séances so sexy avec le tire lait, j'ai enfin vu sortir du lait aujourd'hui !!!! 20ml (il n'y a pas de petite victoire).

 

Ca y est ? on tiendrait enfin le bon bout ???

Demain va marquée la prochaine étape de notre vie à 3 : on rentre à la maison.

 

Monsieur Ours reste encore avec nous cette nuit, pour que nous soyons vite prêts pour partir !

 

 

 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 16:47

Maintenant, j'ai toujours des seins.

 

Mais ils sont... différents. Ils ont nourri.

 

Avant, mais alors bien, bien avant, limite avant Monsieur Ours (je ne suis pas vieille, c'est juste qu'on se connait depuis longtemps !) je n'avais pas d'opinion sur l'allaitement.

 

Pas d'opinion parce que c'était pas une option que j'envisageais. Je crois que pour moi, c'était repas bébé = Biberons et seins = désir, sensualité,sexe.

 

Et puis autour de moi des bébés sont arrivées et leur maman les allaitait. Chacun fait comme il veut, mais putain risquer d'abimer ma petite poitrine pour nourrir mon bébé, ha non, t'es fou là.

 

Mais ça à commencer à me passer par la tête : finallement, si j'avais un enfant, est ce que j'aurais envie del'allaiter ? Est ce que je pouvais envisager mes petits seins autrement que comme des objets de convoitises ?

 

Mouais... mais non. Et puis j'ai le temps hein.

 

Mais c'était sans compter sur une discussion avec Monsieur Ours...

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